Groupe 2 - Synthèse de la réunion n°1 - Mardi 25 mars
Stéphane MARTINOT, Vice-président et directeur de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon a dirigé les débats le matin. L’après midi, après une intervention d’Emmanuelle SOUBEYRAN, conseillère technique du Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, la réunion a été présidée par Jacques Pradel.
L’ensemble des collèges étaient représentés par les membres qui avaient été désignés, toutefois M. GATIGNOL, député de la Manche, était seul représentant du collège des élus et a indiqué que cette défection était liée à la rentrée parlementaire.
Stéphane MARTINOT a rappelé les objectifs de ces rencontres qui doivent faire émerger des propositions concrètes, de différents ordres, visant à améliorer les conditions de vie des animaux en France. Concernant le groupe 2, il s’agit d’envisager des solutions permettant de faciliter l’intégration de l’animal dans la ville, d’accroître les bénéfices liés à sa présence, d’en limiter certains inconvénients, de trouver des moyens pour supprimer ou moraliser certaines pratiques incompatibles avec le bien-être et la bien-traitance.
Chaque membre des différents collèges, secteurs professionnels, associatifs, ONG, scientifiques, administrations a pu s’exprimer. Il est ressorti de ces interventions que les problèmes pouvaient être regroupés en quatre blocs thématiques :
L’éducation et la formation du public et des propriétaires d’animaux de compagnie
L’élevage et la commercialisation
Le rôle social de l’animal
La gestion des populations et les risques liés à l’animal dans la cité
Il a été convenu que certains sujets seraient traités en réunions intergroupes et que des sujets délicats pourraient faire l’objet de réunions des personnes compétentes en sous-groupes de préparation. Enfin, en cas de nécessité, des experts extérieurs au groupe pourraient être entendus.
Les blocs thématiques éducation-formation et élevage-commercialisation ont été débattus au cours de cette première journée.
Education – formation
L’objectif est de faire cohabiter citadins propriétaires et non propriétaires d’animaux de compagnie en bonne intelligence : il faut donc distinguer d’une part l’information des propriétaires d’animaux de compagnie et de l’autre l’éducation du public, sur les aspects animaliers de façon plus large.
Pour le premier volet, la rediffusion par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche du livret actualisé de responsabilisation du propriétaire de chien paru en 2004, apparaît clairement comme une priorité.
Pour le second volet, les enfants et leurs enseignants constituent un public privilégié. Un certain nombre de lieux de formation pourraient être ciblés (centres de loisirs, IUFM ou lieux plus spécifiques du monde associatif). Les participants souhaitent que les programmes scolaires abordent d’avantage le sujet de l’animal (développement d’un module respect de l’animal dans les fondamentaux des écoles primaires). Cet intérêt pourrait être sollicité sur les aspects de prévention à l’égard de l’animal par l’observation de ses signaux de communication et la connaissance de leur signification. L’enfant serait ainsi informé sur le comportement à avoir vis à vis d’un animal de compagnie ou d’un animal commensal.
Il est important que les messages à destination des jeunes et des adultes soient cohérents entre eux et non contradictoires, et que certains messages des médias (émissions sur les NAC, publicités présentant des animaux anthropomorphisés) ne puissent plus venir aggraver les problèmes existants concernant l’image et la place de l’animal. Ainsi la nécessité d’une concertation avec le Bureau de Vérification de la Publicité est évoquée afin de filtrer certaines diffusions entachées d’erreurs de représentation soit au contraire les encourager lorsqu’elles sont pertinentes. L’idée d’un comité d’éthique qui pourrait inciter à cette vigilance se fait jour.
Elevage et commercialisation
Les débats ont porté sur quatre points :
- la traçabilité des circuits de commercialisation des animaux et l’identification des animaux. Les participants ont insisté sur la nécessité d’optimiser et de mieux contrôler les réglementations existantes. Cela passe par un renforcement de l’action des administrations compétentes et l’établissement d’une priorité dans la lutte contre les trafics animaliers.
- l’implication et le rôle des acteurs de la filière. La filière de production de l’animal de compagnie pourrait être mieux définie grâce à la rédaction de référentiels des métiers qui la constituent et de chartes professionnelles d’engagement du respect du vivant.
- la moralisation des voies de commerce parallèle hors des circuits officiels de vente. Cette moralisation pourrait passer par exemple par une limitation de la publicité par petites annonces et un encouragement à la stérilisation des animaux adultes non destinés à se reproduire.
- un meilleur encadrement de tous les secteurs professionnels qui utilisent les chiens, à l’instar des sociétés de gardiennage.
