Gestion des populations animales citadines
Présentation du thème :
Les collectivités locales ont un rôle essentiel dans la gestion de la présence de l’animal en ville. Les maires sont ainsi responsables de la lutte contre la divagation des chiens et des chats avec l’obligation de disposer d’une fourrière. Le maire est également garant de la sécurité et de la salubrité publiques notamment à l’égard de la présence des colonies d’oiseaux ou de rongeurs qui peuvent engendrer des nuisances potentielles. Dans ces domaines, différentes stratégies peuvent être mises en place par les collectivités pour contribuer au bien-être de l’animal, à son respect et à un équilibre de la relation entre propriétaires et non propriétaires, entre les usagers et l’ensemble des animaux commensaux1.
Les techniques préférables sont celles qui régulent la population en agissant sur son environnement, et sur les éléments d’adaptation de l’animal à la ville (nourriture, reproduction…). Concernant les chats libres les opérations de stérilisation en relâchant ensuite les animaux sont les plus efficaces. Il faut également garder à l’esprit la nécessité de maintenir la biodiversité et anticiper le plus possible les solutions à apporter aux espèces invasives qu’elles soient locales (pies, corbeaux) ou exotiques (tortues de Floride).
Pour répondre au manque d’études sur ces sujets, il a été souhaité de mettre en œuvre la réalisation de travaux de recherche pour évaluer, en terme de souffrance, les diverses méthodes utilisées pour la gestion des populations de commensaux, l’interdiction de celles qui sont douloureuses et la diffusion de cette l’information auprès des collectivités locales et des structures auxquelles elles délèguent cette gestion.
Une politique de l’animal en ville pourra d’autant mieux être établie grâce aux réflexions qui seront conduites sur les thèmes précédemment évoqués. Cette politique de l’animal dans la ville et sa gestion devront être liées à une démarche ciblant l’évolution des comportements (il faut convaincre plutôt que contraindre) et particulièrement positive et mobilisatrice (en associant tous les acteurs).
1.Animaux se développant à proximité de l’homme, vivant de ses activités, sans êtres détenus ni placés sous sa responsabilité
Propositions d’actions :
Groupe de travail n°2 : L’animal dans la ville
- Proposition n°7 (GP2) : Promouvoir une politique urbaine prenant en compte la présence de l’animal dans tous ses aspects.
- Proposition n°9 (GP2) : Mettre en œuvre toutes les méthodes permettant un suivi et une maîtrise efficace des populations d’animaux en milieu urbain en respectant l’éthique.
- Proposition 9-1 : Renforcer l’application de l’obligation d’identification des chiens et rendre obligatoire l’identification des chats voire de certaines autres espèces.
- Proposition 9-2 : Favoriser la stérilisation des chiens et des chats.
- Proposition 9-3 : Utiliser les méthodes efficaces de gestion des populations de commensaux en se limitant à celles respectant les règles d’éthique.
- Proposition 9-4 : Améliorer l’accueil des animaux abandonnés, échappés ou retirés à leurs propriétaires.
- Proposition 9-5 : Favoriser l’épanouissement de la biodiversité en milieu urbain en préservant l’équilibre de la faune sauvage.
